"[...] La philo-fiction à quoi aboutit la non-philosophie consiste moins à désassembler dans une dimension spectrale un système supposé donné qu'à le donner d'abord sous Identité humaine (étrangère pour ce système) et à décrire ce qui s'en déduit comme
« déconstruction » de la structure du système philosophique. D'une part l'opération est moins de spectralisation de la réalité, supplément réel à son idéalisation, que de fiction radicale, d'évacuation de toute solution mixte pour une unilatéralisation unique et simple. D'autre part elle porte sur la structure des systèmes philosophiques et de là éventuellement sur celle du système du texte, plutôt que d'abord sur le texte puis de là sur la philosophie (il y a une structure de la philosophie distincte de toute textualité).
[...]"

François Laruelle, Lettre non-philosophique du 9 novembre 2006., Déconstruction et Non-philosophie.




Philo-fictions, la revue des non-philosophies

Premier numéro : Clandestinité, une ouverture


(Parution le 10/04/2009)

Ajout réussi, vous pouvez commander
La clandestinité
Les philo-fictions inaugurent un nouveau genre. Ce genre n’est pourtant pas littéraire, bien que la science-fiction nous inspire sans doute, car nous ne faisons qu’appliquer la même méthode. Le roman d’anticipation spécule en effet sur un progrès possible, et sur les changements qu’introduiraient dans la réalité certaines avancées techniques. Or, ces histoires, qui livrent volontiers une morale philosophique, sont en fait fondées sur une conception unitaire, et donc métaphysique, de la science. Certes, l’imagination des écrivains reste libre, mais elle est déterminée par l’état actuel des connaissances et des procédés, par les potentialités qu’ils recèlent, et par la conviction que ces changements matériels bouleversent profondément l’existence et le récit. Leur latitude se limite donc à fixer le développement des connaissances à un certain stade, pour envisager ensuite l’incidence qu’elles auraient sur l’humanité, l’éloignant plus ou moins de l’utopie.

La philo-fiction ne peut suivre la même voie, car, non seulement la philosophie reste étrangère au progrès tel qu’il anime les sciences, mais encore son influence sur l’homme n’est pas technique. Certes, les philosophes examinent la science et les techniques, formant des disciplines telles que l’épistémologie et la technologie, développant des critiques de la cybernétique et de la technocratie, mais leur réflexion se restreint de ce fait à l’usage politique du progrès. Ainsi la fiction n’est-elle admise dans leurs discours que si elle leur permet de camper une situation qui suscite ou valide une critique contemporaine.

Notre travail sera donc toujours dominé par cette triade que forment la science, la fiction et la philosophie, triade qui produit deux rapports bilatéraux, soit quatre combinaisons au total. La science-fiction conjecture le progrès technique et ses conséquences dans le simple dessein d’émanciper l’imaginaire du passé et du présent. Mais, elle ne cherche pas, le plus souvent, à nous projeter juste dans un futur proche, que prédéterminerait encore notre histoire et notre actualité ; elle s’efforce de rompre radicalement avec cette nécessité de dernière instance, pour ouvrir l’imaginaire et la raison à une contingence absolue ; aussi la philosophie s’empare-t-elle quelquefois de ce procédé pour universaliser une réflexion sur la technique et la politique, pour le plus souvent critiquer ce que la science rendrait possible, pour mettre en garde contre des risques.

À l’inverse, la science et la philosophie pures restent pourtant réfractaires à la fiction, si ce n’est sous la forme, pour cette dernière, de l’allégorie qui explicite et popularise ses théories. La philo-fiction n’est donc pas une philosophie qui utilise la fiction pour se faire comprendre ou un récit qui entend justifier un système, l’un et l’autre procédés se rejoignant sans cesse. Il s’agit pour nous, en partant de questions ou de thèmes précis, comme La clandestinité pour ce premier numéro, de réfléchir aux systèmes philosophiques qu’ils pourraient inspirer. Nous sommes convaincus que tout n’a pas déjà été dit, écrit, et qu’il est possible, au sein, en marge ou à l’extérieur de la philosophie, de penser autrement.

Conformément au titre de notre publication, la différence par rapport aux autres revues tiendra donc dans notre volonté de nous affranchir des écoles et des systèmes préexistants. Cela ne consistera pas à récuser la culture philosophique, qui est nécessaire à l’intelligence des problèmes fondamentaux, mais à en développer un certain usage, afin que, sous les auspices de la non-philosophie, naisse en nous une réflexion moins académique, une pensée des plus audacieuses.

Jean-Baptiste Dussert, le 25.07.2008

Clandestinité, une ouverture



Auteurs :
Etienne Brouzes, Erik Del Bufalo, Jean-Baptiste Dussert, Christelle Fourlon, Gilbert Kieffer, Jean-Michel Lacrosse, Sylvain Letoffe, Xavier Pavie, Sathya Rao, Tanguy Rouaud

Sommaire :

- Vers une esthétique clandestine, par Brouzes Etienne
Mots clefs : esthétique, clandestine, identité, hésitation, invention

Ce travail expose sept axiomes pour une esthétique clandestine à venir, entendue comme transformation de l'esthétique philosophique selon l'Un non-philosophique. Philo-fiction, pour l'Utopie et le Monde ; nous introduisons le postulat d'Identité (de l') Impossible en regard du réel forclos. Il s'agit ici, de faire valoir l'invention et l'hésitation créatrices comme fondements du Salut de l'Homme, de toute éternité. Ce discours est donc également eschatologique.

This piece of work outlines seven axioms for an underground aesthetics coming, understood as conversion of philosophical aesthetics, according to the non-philosophical One.
Fiction-Philo, for Utopia and the World.
We are introducing the postulate of Identity of the Impossible with the Barred Real opposite.
Here, it deals with enhancing creative invention and hesitancy as roots of Human Salvation for ever.
This discourse, of course, is eschatological as well.

- Clandestins sous le soleil, par Del Bufalo Erik
Mots clefs : De Maistre, Censure, Polémique, Philosophisme

Dans ce texte, on analyse les amphibologies libérales de la polémique dans les démocraties que vont du « débatisme » ou « philosophisme » jusqu’au Principe de Vexation Suffisante. Après on propose un autre sens de la polémique sous une forme non-philosophique.

In this paper we reckon the liberal amphibologies of political arguing in the liberal democracies. They go from debatism or philosophism to a Principle of Sufficient Vexation. Then we propose another direction to the political arguing in a no-philosophical outline.

- Le désert et le maquis. D’un état clandestin, par Dussert Jean-Baptiste
Mots clefs : Socius, territoriality, despotism, schyzoanalysis

Is the argument that to go underground is the symptom of an oppression on the social ground acceptable ? Is this event a philosophical and political decision, or the compelling result of any authority ? Does clandestineness justify anarchism ? To answer these questions, to dismantle this argument, we hope to have produced an "innovative" article, what means that we tried hard to submit some unexpected reasoning, and unacademic form or style. We indulged first in a free reasoning, trying to situate and delimite the space of clandestineness, introducing a kind of generic geo-ontology. Secondly, we used Deleuze and Guattari's words in "Anti-Œdipus" to put our conclusion to the test, i.e. we didn't quote it, but reemploy them as our own. This way of writing is an attempt to create a philosophical or philosophy fiction, that is also the most synthetic and less scholastic and dogmatic line.

- La petite misère du monde, par Fourlon Christelle
La clandestinité désigne le caché. Pourtant, elle est bien un facteur de désignation de quelque chose, de l’existant, mais dès lors a posteriori. C’est là son principal lien à la philosophie, et en particulier à l’« aletheia » comme problématique de dévoilement.
Dans la perspective du « noein » heideggerrien, penser la clandestinité, c’est « prendre en garde » ce qui est laissé intact : l’immanent même, indépendant de tout procès philosophique de transformation.
La clandestinité prend donc en garde l’homme pris en chasse et désigné étranger pour la loi. Cet homme-là aussi précieux et prochain que moi-même : c’est en non-philosophie qu’elle le réconcilie, lui, le « pris en garde » qui n’a jamais changé, lui, l’homme.
L’ère technique contemporaine veut que l’homme prenne le mode d’être de ce qu’il produit. La clandestinité qui prend en garde l’intact représente le persistant et l’existant.
La clandestinité désigne la petite misère du monde qui signe le déséquilibre planétaire en plein jeu de venue et de retrait : la misère s’accroît au même rythme que la richesse du septentrion, dès lors s’y meut-elle pour mieux s’y retirer.

The secret nature shows the hidden. But it is something that is shown as well, some kind of existing, but a posteriori. Here is its main bond with the philosophical field, and especially with the “aletheia” as a disclosure problematics.
In Heidegger viewpoint of the “noein”, thinking the secret nature is taking care of what has been let intact : the pure immanent, out of any philosophical changing process.
Therefore the secret nature takes care of the pursued man, indicated as a foreigner by the law. This one as precious and close as I am: the secret nature reconciles him in Non-philosophy, this man , the « pursued » who has never changed, this one is the Man.
The technical time has come for the man who takes the way of being of what he products.
The secret nature which takes care of the intact represents the persistent and the existing.
The secret nature shows the little misery of the world which means the planetary imbalance in the main game of coming and leaving : misery crosses at the same rythm with the northern wealth, therefore it moves for it to hide better.


- Le symptôme de Clavileño, par Kieffer Gilbert
Mots clefs : symptôme, symptôme de Clavileño, symptôme de Clavileno, non art, non-esthétique, Clavileño, Clavileno

L’extrait proposé est tiré de mon Second Manifeste, celui qui décrit la séparation entre l’esthétique et l’art. Vingt années auparavant j’avais écrit Le Manifeste de la peinture d’Illusion non-Euclidienne, pour transcrire ma technique picturale. Entre ces deux, j’ai rencontré François Laruelle, le concepteur de la Non-Philosophie. J’ai pu alors élaborer des outils pour visualiser très clairement la manière dont l’esthétique moderne et post-moderne avait usurpé les frontières de ses postulats et envahi l’art lui-même.
Car durant tout un siècle on nous avons trop appris à nous taire, à baisser les yeux, afin de laisser la place à de supposés spécialistes qui nous parlaient de l’art. C’est eux qui nous démontraient à force de pirouettes verbales que des choses que nous trouvions insipides, étaient en fait des formes d’art que nous n’étions pas préparés à comprendre. Nous n’étions pas loin alors de ressembler à Dom Quichotte dans le fameux épisode du second volume, quand quelques nobles rencontrés en chemin décident de lui jouer le tour de Clavileño. Ils apportent un cheval de bois qu’ils appellent Clavileño, affirmant que c’est un destrier magique envoyé par Malambruno pour rejoindre Dulcinée du Toboso, afin de la délivrer du charme qui la tenait prisonnière.

C’est ce qui nous arrive quand nous écoutons les explications des readymades, toutes ces sophistications conceptuelles d’un art qui ne dit rien par lui-même. Nous sommes dans la même situation que le vieil Hidalgo. Un rêve de grandes chevauchées fantastiques nous fait oublier que nous sommes assis sur de pauvres chevaux de bois.
Voilà pourquoi, chaque fois qu’on essaiera de me faire croire qu’un tableau monochrome, qu’un simple urinoir sont de l’art, j’y verrai le symptôme de Clavileño.
Et c’est la raison pour laquelle je ne pourrai plus marcher ces vieux sentiers de l’esthétique, qui ne sont rien de plus qu’un mirage philosophique, chargé d’induire ce que je nomme le symptôme de Clavileño.


This is an excerpt of a Manifesto of the severance between Aesthetics and Art. Twenty years ago I wrote the Manifesto of the painting of Non Euclidean Illusion to describe my technique. The difference between this Manifesto and the first one is the point of view. The first was inside painting as an art. The second is outside art itself. Between the two Manifestos I met François Laruelle, the inventor of French Non-Philosophy. At that moment I realized Aesthetics had usurped the frontiers of its natural postulates and invaded art itself.
Moreover, in the last century, we had to be quiet and silent, to lower our eyes, to let the so-called specialists speak about art, those who exposed learnedly that what we intuitively felt was ugly, was really a form of art we were not prepared to understand. We had to put up with so many things, and accept, and support the stupid incantation of “That’s art” and all its variants, the arbitrary mockery of the urinal, the most ridiculous pastiches of the readymades. Now the myth of Don Quixote speaks to us again. We remember an episode of the second volume, when the duke brings a wooden horse, supposed to be sent by Malambruno the magician to deliver the bewitched Dulcinea. Once he has got up on the horse, eyes bandaged, poor Don Quixote and his faithful Sancho are ridiculed by the aristocrats. One of them sets off fireworks, making them believe the fantastic horse has taken-off. Everyone laughs at the poor nobleman and the peasant... There is a timid clarity when Sancho underlines the paradox of the voices... How can one rise so high as one claims when the voices around remain so close?.. But he is also on the horse and follows his delirious Master...
When we hear about readymades, conceptual art, we are in the same situation as our good old hidalgo.
It is a dream as crazy as the Quixote’s. Dreaming of great rides could be nothing else than jumping on a wooden horse.
From now on, every time someone wants to make me believe that a black or white canvas, that a can, a urinal, are fine art, I will think of the symptom of Clavileño.

That is why we cannot walk this old way we called “art” any more, as we did before. Because we have to free ourselves from this kind of illusion bound to what we so pompously baptized “history of art” and which is nothing else than a philosophical mirage, which induces the symptom of Clavileño.


- Allons enfants de la clandestinité..., par Lacrosse Jean-Michel
Mots clefs : clandestinité, minorité, secret, Démocratie

La clandestinité est une production due à l’activité de la Majorité, activité visant à supprimer l’identité d’une Minorité (à travers ses pratiques et ses valeurs).

"Clandestinity" is the consequence of the Majority's activity, this activity which tend to eliminate the Minority's identity - Minority's being -(through its practices and values).

- Les clandestins du « Mille-Plateaux », par Letoffe Sylvain
Mots clefs : schizo-analyse, politique-monde, unilation, illusion transcendantale

Ce texte est une philo-fiction autrement dit une tentative pour travailler avec la philosophie en vue de lever sa suffisance. Il prend notamment pour matériau la schizo-analyse qui est une philosophie qui promeut la clandestinité comme style de vie. Le clandestin est encore philosophiquement pensé comme un habitant du monde. Le clandestin est encore un personnage conceptuel qui fonctionne avec d'autres entités, d'autres personnages. Il fait monde. On tente d'élaborer une pensée qui ne fasse pas monde, qui ne fasse pas du clandestin une pièce d'un appareil ou d'un système, une pensée qui fasse un usage clandestin de cette politique-monde, un usage qui n'obéit précisément pas à la suffisance de la philosophie.


This text is a philo-fiction ; that is to say a bid aiming at removing the self-importance of philosophy.
It particularly relies on schizo-analysis , which is a philosophy promoting secret nature as a lifestyle.
Clandestine people are still philosophically fancied as inhabitants of the world. Clandestine people are conceptual beings who operate with other entities, other characters. They make a network with the world.
We are trying to work out one thinking which does not insert them into a network, which does not turn out clandestine people as parts of a an apparatus or system, a thinking which clandestinely uses this world policy, which does not necessarily obey to the self-importance of philosophy.

- Clandestin et clandestin-en-Un, une tentative non-phénoménologique du clandestin, par Pavie Xavier
Mots clefs : Clandestin, Husserl, Phénoménologie, Non-phénoménologie, Philosophie, Un

Des propres mots de Husserl, la phénoménologie a pour ambition d'être une science rigoureuse. Par ce fondement établi, cette philosophie permettrait d'analyser ce qui l'entoure et d'atteindre son ambition première : le « retour aux choses mêmes ». Dès lors l'analyse de toutes choses, de tous êtres - ici celui du « clandestin » - devraient pouvoir être déterminée par la phénoménologie. Toutefois comment ne peut-on pas s'interroger sur la prétention d'une discipline qui montrerait l'accès à la connaissance « même » ? Néanmoins, on ne peut que reconnaître l'intérêt voire même la nécessité de cette quête. Comment donc conserver l'objectif de la phénoménologie tout en ôtant la suffisance de celle-ci ? C'est ce que nous proposons ici de regarder à travers la « non-phénoménologie » en s'appuyant sur la notion de clandestin.

Husserl himself said that the phenomenology was meant to be a rigorous science. Thanks to this establish notion this philosophy would allow to analyse one's environment and reach its goal: « go back to things themselves ». Thus analysis of all things or beings, in our case: the « Clandestin » should be determined by the phenomenology. However, it seems not possible not to wonder about the pretention of such a discipline which would show the way to knowledge itself ? Nevertheless, we can all but be aware of the interest and necessity of this quest. So, the question is: how can we maintain the goal of the phenomenology without this pretentiousness? That is what we propose to analyse throught the « non-phenomenology » using the notion of clandestine.


- Du subalterne à l’étranger. Esquisse d’une critique non-philosophique de la raison postcoloniale, par Rao Sathya
Mots clefs : non-philosophie, subalterne, postcolonialisme, déconstruction, marxisme

L’objet de cet article est de procéder, selon une application restreinte de la fiction non-philosophique, à une comparaison entre la figure postcoloniale actuelle du subalterne et celle, à venir, du clandestin. Même si ces deux figures possèdent un certain nombre de points communs, elles se distinguent du fait de leur radicalité. Engageant à une critique radicale de la subalternité dans ce qu’elle a de philosophable, cet article se veut le préambule (à défaut d’en être la fiction en tant que telle) à une théorie non-coloniale du sujet.

This aim of this article is to compare, by making use of a restricted application of non-philosophical fiction, the actual postcolonial figure of the subaltern with that, to come, of the clandestine. Even though these figures apparently share common features, they are incommensurable on a deeper level. Committed to a radical criticism of subalternity as a philosophical by-product, this article paves the way for a non-colonial theory of the subject yet to be radically fictionalized.

- Le clandestin ou l’Autre utopique, par Rouaud Tanguy
Mots clefs : Autre; frontière(s); figurabilité; identité; assimilation

La pensée du clandestin est corrélative d'une pensée du lieu et, plus largement, constitue le symptôme de ce sans quoi il ne peut y avoir de pensée de l'Autre.
Concevoir le clandestin, c'est nécessairement penser les frontières à partir desquelles il se détermine. Mais c'est aussi et d'abord s'acharner à figurer l'altérité dans un espace intenable.
A la fois plus et moins qu'une pensée, le clandestin est un anathème, un concept introuvable en régime philosophique, l'index d'un non-lieu de la pensée.

Clandestine thinking is correlated to local thinking and more broadly frames symptoms of that without which no thinking of the Other is possible.
Designing clandestine thinking makes it necessary to draw the borders which shape it.
But it also means first striving in order to figure alterity in an untenable space.
Being both more and less than a thinking, clandestine thinking is an anathema, a concept not to be found within the philosophical discourse, and the index of a non-local spot and act of thinking.



Pages : 104

Prix : 12 euros

Voici quelques extraits des articles du dernier numéro de la revue



Clandestinité, une ouverture

Extraits des numéros précédents

Voici les prochains thèmes de la revue Philo-fictions


La fiction, une nouvelle rigueur

Le numéro 2 est consacré au thème de la fiction. Quelques suggestions ou orientations possibles,


1. La non-philosophie a toujours revendiqué une forme de fiction ou d'invention conceptuelle (éventuellement de style axiomatique ou bien littéraire), sans laquelle son ambition n'a guère d'effectivité, elle a posé certaines des conditions de possibilité ou d'impossibilité d'une fiction de type philosophique, les nouveaux paramètres et les catégories nécessaire de la pensée, l'invention d'un genre qui se dit d'un seul syntagme, « philo-fiction ».

2. Rien n'interdit, bien que ce ne soit pas l'objectif premier de la non-philosophie, de consacrer des textes aux problèmes propres à la philosophie. Dans quelle mesure la philosophie est-elle une fiction (Voltaire au sens restreint et critique, Derrida au sens productif), en est-elle capable (Leibniz), en a-t-elle besoin pour être argumentée (Descartes, Husserl) ou pour être complétée (Platon, les néo-platoniciens, Badiou) ?

3. Dans l'esprit de la revue, les textes du genre « la fiction chez un tel... », devraient poser des problèmes théoriques plutôt qu'historiens ou historisants. Les rapports avec la science-fiction, la science, la politique-fiction, l'art, peuvent être soumis. Des textes bref se présentant comme des fictions en acte mais à signification ou effet théorique sont tout à fait recevables.



Date-limite de réception des textes à la revue : le 30 septembre 2009





Epistémologie quantique, une approche éthique

Nous appelons "épistémologie quantique" pas seulement une épistémologie portant sur la physique quantique, mais toute épistémologie qui, comme la précédente, sait qu'elle ne porte pas de façon immédiate sur les objets donnés, mais fonctionne comme un ensemble d'opérateurs agissant sur des fictions (à la rigueur), qui caractérisent de façon indirecte les sciences.
Une telle "épistémologie", dans sa retenue quant à prendre les sciences comme "objets directs" est aussi une façon de proposer une approche "éthique" des sciences.
L'appel pour le thème "Epistémologie quantique, une approche éthique" suppose la construction d'une nouvelle posture (sur) les sciences.




Engagement, la méthode

Janvier 2010